jueves, 19 de enero de 2017

Después de nosotros









Un día alguien doblará nuestras mantas
y las enviará a la lavandería
para eliminar de ellas hasta el último grano de sal,
abrirá nuestras cartas y las clasificará por fechas
y no según la frecuencia con que fueron releídas.

Un día alguien reordenará los muebles de la habitación
como piezas de ajedrez al comienzo de una nueva partida,
abrirá la vieja caja de zapatos
en la que escondíamos los botones caídos de los pijamas,
las pilas no-gastadas-del-todo y el hambre.

Un día volveremos a sentir dolor de espalda
por el peso de la llave de una habitación de hotel
y la sospecha del recepcionista
cuando nos entrega el mando a distancia del televisor.

La piedad de los otros nos seguirá
como la luna a un niño vagabundo.




Foto:
Antropologhie

Poema:
Nikola Madzirov



miércoles, 18 de enero de 2017

De la Terre, du Ciel et de la Lumière








Thomas Brummett est un artiste dont l’œuvre se situe à la croisée de deux chemins. Patient et réfléchi, il cherche à découvrir l’essence du monde naturel, portant son attention sur son environnement immédiat, une brindille, un rayon de lumière fugace. Il explore aussi le médium de la photographie, testant les multiples façons de faire une image avec la lumière et les traces qui s’impriment à la surface du papier photosensible.

















Brummett parle d’entropie (relatif au transfert d’énergie), terme emprunté à la thermodynamique, pour décrire son procédé de développement en chambre noire : «J’imprime l’image en tirant vers le noir et je la fais renaître avec des décolorations, des pinceaux et un processus de redéveloppement. Chaque image est unique car ce processus est le fruit du hasard. Les décolorations attaquent le métal que renferme le papier, et le dévorent.» Le procédé est entropique car «les atomes d’argent passent d’un état très stable à un état chaotique de dissolution ou de fragmentation, offrant au regard une très belle ligne ou un très beau contour».






















Les chemins parallèles qu’emprunte l’artiste se manifestent clairement dans ses séries. L'observation du monde naturel est présente dans les images superposées du ciel et de la terre, ainsi que son exploration du processus de la photographie. Cette double quête l’a conduit à étudier la mise au point, à l’aide d’objectifs optiques, de la lumière, ou encore du papier photosensible.











Photos:
Thomas Brummett


Texte:
Lynn Gamwell




lunes, 16 de enero de 2017

Calma










































Fotos:
Jean-Claude Bélégou




domingo, 15 de enero de 2017

Les maisons des Benchs


















À 600 km au sud d’Addis-Abeba, en Ethiopie, vivent les Benchs, une ethnie importante de paysans, de plus de 130 000 personnes. Leur territoire est très montagneux avec une altitude de 1 600 à 3 000 mètres au-dessus de la mer. Le climat est tropical. Cette tribu cultive des bananes, des mangues, du café, etc. La base de leur nourriture est le maïs et le sorgho. Ils vivent dans des huttes construites avec du bois et de la terre mélangés avec de la bouse de vache, le toit est recouvert d’herbe. Ces maisons sont peintes à l’extérieur et à l’intérieur avec des couleurs naturelles qu’ils trouvent dans les environs. Il y a très peu de villages. 






















Ils ont leur propre langue, et ceux qui parlent l’amaric (la langue officielle de l’Ethiopie) sont peu nombreux. Les communications ne peuvent se faire qu’à pied, a cause des montagnes, il n’y a pas de route ni même de piste, sauf l’unique route nationale qui va d’Addis-Abeba à la capitale régionale Mizan.Depuis des siècles ils sont chrétiens. La plupart des enfants vont aujourd’hui à l’école. Ils apprennent la langue officielle. Le nombre d’enfants est impressionnant, car toute contraception est inconnue chez les Benchs. 





















Photos et texte:
Hans Silvester




sábado, 14 de enero de 2017

Fractures du Visible





































Photos:
Corinne Rozotte




martes, 10 de enero de 2017

No hay









No hay antes ni después. ¿Lo que viví

lo estoy viviendo todavía?


¡Lo que viví! ¿Fui acaso? Todo fluye:

lo que viví lo estoy muriendo todavía.

No tiene fin el tiempo: finge labios,

minutos, muerte, cielos, finge infiernos,

puertas que dan a nada y nadie cruza.

No hay fin, ni paraíso, ni domingo.

No nos espera Dios al fin de semana.

Duerme, no lo despiertan nuestros gritos.

Sólo el silencio lo despierta.

Cuando se calle todo y ya no canten

la sangre, los relojes, las estrellas,

Dios abrirá los ojos

y al reino de su nada volveremos.







Foto:
Kokovoko


Poema:
Octavio Paz





sábado, 7 de enero de 2017

The Sun Room













The Sun Room es el nombre de esta serie y también el de mi estudio. Es como un solárium, un jardín de invierno para las plantas y semillero en los meses más fríos; también es un punto de origen para todos los experimentos, series, obras y fracasos que he realizado en los últimos años.

















Utilizo materiales como la vieja pantalla de la puerta corredera de mi estudio, los restos de la poda de las vides, etc. Mi trabajo es performativo: Manipulo los materiales y los integro en la composición de las imágenes. La tensión positiva entre la experiencia del lugar y el impacto emocional, produce una interpretación que influye en la representación del paisaje.
















Fotos y texto:
Bryan Graf




jueves, 5 de enero de 2017

John Berger






Y nuestros rostros, mi vida, breves como fotos.






Foto:
Autor desconocido


Texto:
John Berger




martes, 3 de enero de 2017

Après les aulnes










































Photos:
Isabelle Riviere




miércoles, 28 de diciembre de 2016

Descubrimiento






Descubrimiento frustrado:
no hay nada al final de este río.
Ni siquiera
cabaña de bambú
u océano por nombrar.









Después,
el viaje ha sido
sencillamente perfecto
y siempre
vuelve a salir
el sol.










Foto 1:
Fady Zeidan

Foto 2:
Szymon Roginski

Foto 3:
Maxime Hibon



Poema:
Marta Sanz